Tome XVI : « Mince, belle et légère, légère, légère… ! »

Je regardais mes shakers, mes boîtes d’Energy Diet et de vitamines, mes recettes Beautysané consciencieusement écrites sur un carnet, et j’étais fière de moi. En quelques mois, j’avais perdu mes kilos superflus et retrouvé la forme. Un défi relevé avec maestria ! J’avais même réussi à convaincre ma famille de la pertinence de cette méthode miraculeuse, y compris ma belle-mère, ce qui en soi était une gageure, je vous l’assure !

Bref, il était temps de me laisser aller à quelques folies culinaires. Et la petite voix de ma coach Sylvia tournait en boucle dans ma tête : « Laisse-toi aller Juliette, tu ne prendras pas un gramme ! ». J’avais pourtant eu du mal à me convaincre de retenter le steak frites et tiramisu en dessert, tant je me sentais mince, belle et légère. J’avais en effet développé une trouille bleue à l’idée de ne plus pouvoir fermer mon tout nouveau jean taille S et l’idée même de devoir ressortir mes fringues informes faisait naître en moi les pires cauchemars !

Mais, voyez-vous, il faut bien un jour ou l’autre remettre les deux pieds dans la vraie vie d’une mère de famille, ce qui voulait dire lâcher du lest et me laisser tenter par les repas pas toujours light de mes ados (loin s’en faut).

Plaisir culinaire, plaisir solitaire

Je décidai donc de profiter au maximum de ce déjeuner que je jugeais encore interdit et de le déguster seule. Je ne saurais exprimer le bonheur ressenti alors que je croquais dans ma première frite croustillante : une explosion divine de saveurs ultras caloriques ! Là encore, j’eus peur de revenir à mes vieilles et mauvaises habitudes. Car il est clair que sur l’instant le plaisir anéantit tout raisonnement et nous fait oublier qu’il faut savoir rester prudent dans ses débordements, au risque de le regretter une fois le poids du corps sur la cruelle balance.

Mais alors que cette pensée parasite me frôlait l’esprit, un événement ahurissant se produisit : la gourmandise me boudait ! J’avais vu trop grand, j’avais été trop prétentieuse quant au contenu de mon assiette.  Sylvia avait raison : je ne prendrais pas un gramme pour la simple et bonne raison que mon estomac habitué à être chouchouté jouait de lui-même les flics de la ceinture abdominale. Une découverte salvatrice ! J’admis en effet (enfin !) que mon régime était bel et bien ce formidable « rééquilibrage alimentaire » dont me causait ma coach à chaque rencontre.

J’étais ainsi soulagée de voir quelques frites demeurées, vaincues, au fond de mon assiette, sans en ressentir la moindre frustration. Je m’étais fait plaisir et je n’en gardais pas un goût amer. Alléluia !

J’avais réussi à me sentir bien. Définitivement. Et je savais sans le moindre doute que la méthode No Yoyo ne me trahirait pas. Et j’eus alors une idée fulgurante : je pris mon téléphone et appelai ma coach : « Hello Sylvia, c’est Juliette ! Dis-moi, j’me disais : comment on fait pour devenir distributrice Beautysané ? ». Littéralement enthousiasmant !

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